Du 18 au 20 mai, la Présidente-directrice générale de l’IRD, Valérie Verdier, le Président-directeur général de l’Inserm, Gilles Bloch, et le Directeur de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, Yazdan Yazdanpanah, seront à Conakry, en Guinée. Cette première mission conjointe, qui se clôturera par la création d’une plateforme de recherche internationale (PRISME), illustre le dynamisme de la coopération scientifique, technique et académique franco-guinéenne dans le domaine de la santé.

La consolidation de cette coopération internationale et interinstitutionnelle – particulièrement de l’IRD et de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes avec le Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée (CERFIG) – se concrétise à travers la création d’une Plateforme de Recherche Internationale en Santé mondiale, PRISME, notamment dédiée aux maladies infectieuses émergentes.

PRISME a pour objectif de :

  • développer des projets de recherche ; 
  • renforcer la formation à la recherche clinique ; 
  • renforcer les capacités humaines, techniques et scientifiques du CERFIG.

La création de la plateforme fera l’objet d’une signature de convention multipartite le 19 mai de 16h30 à 18h30 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC), entre le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, le CERFIG, l’Inserm, l’IRD et l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes.

« La plateforme PRISME est au cœur des stratégies de partenariat de l’IRD dans le domaine des maladies infectieuses tropicales et s’inscrit dans la trajectoire de soutien et de consolidation du CERFIG. Cette collaboration témoigne d’une excellente complémentarité et synergie des acteurs français et guinéens de l’ESR autour des approches intégrées de Santé mondiale. Cette plateforme démontre notre volonté à rendre plus efficientes et structurantes nos actions sur le terrain. »

Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’IRD
 

« Dans le cadre de ses missions de recherche sur les maladies infectieuses, l’Inserm s’est fortement mobilisé dès le début de l’épidémie Ebola en Afrique de l’Ouest. De cette mobilisation sont nés de nombreux partenariats fructueux qui ont été déployés avec les institutions de la République de Guinée notamment dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses et émergentes. La création de la plateforme de recherche internationale PRISME s’inscrit dans la continuité d’une volonté conjointe française et guinéenne de consolider ces collaborations de recherche pour une meilleure synergie de nos équipes, afin d’améliorer durablement la santé des populations. »

Gilles Bloch, Président-directeur général de l’Inserm

« La création de cette nouvelle plateforme dédiée notamment aux maladies infectieuses émergentes constitue une avancée importante dans notre coopération avec les acteurs guinéens de la recherche, en particulier avec le CERFIG, notre partenaire de longue date. Elle permettra également de proposer un nouveau modèle de collaboration, qui pourra éventuellement être décliné dans d’autres pays partenaires de l’agence. » 

Yazdan Yazdanpanah, Directeur de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes
 

« Cette plateforme PRISME qui sera créée renforcera davantage la collaboration entre les chercheurs guinéens et français autour des enjeux actuels de santé. Elle constitue une opportunité inouïe de renforcement des capacités de jeunes et professionnels de santé guinéens dans le domaine de la recherche et de la formation. Elle sera un outil important dans l’anticipation et la gestion des épidémies et autres problèmes de santé en Guinée. »

Abdoulaye Touré, Directeur du CERFIG
 

Les membres de la délégation française profiteront de ce déplacement pour rencontrer leurs partenaires respectifs. Ils se rendront au centre de recherche clinique de Landréah* dans lequel se déroulent les essais PREVAC – PREVAC UP (soutenus par l’Inserm, l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes et l’EDCTP). L’équipe de l’IRD rencontrera ses partenaires sur les projets qu’il soutient dans le cadre de la lutte contre la trypanosomiase humaine africaine ainsi que dans le domaine des sciences marines.

Le centre de recherche clinique de Landréah est géré par l’organisation non gouvernementale ALIMA, qui est également un partenaire opérationnel de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes

A propos du CERFIG : 

Le CERFIG est le fruit d’une collaboration internationale associant les autorités nationales françaises et guinéennes, l’Inserm, l’IRD, l’université de Montpellier et l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry. Il a été créé pour renforcer la réponse nationale à Ebola, en améliorant la prise en charge des patients, et en fournissant les données nécessaires pour permettre la mise en place de stratégies de préparation et de prévention face aux fièvres hémorragiques virales. Depuis 2020, le CERFIG a constitué un point d’appui majeur dans le cadre de la réponse à l’épidémie de Covid-19, notamment à travers des projets financés par l’AFD associant des équipes de l’IRD, de l’Inserm, de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes ou encore de l’Institut Pasteur (ARIACOV, AFROSCREEN). Il permet aujourd’hui à la Guinée de jouer un rôle majeur et pionnier au sein de l’initiative internationale PREZODE.

A propos de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes et de ses actions en Guinée 

L’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, créée le 1er janvier 2021 et dirigée par le Pr Yazdan Yazdanpanah, est une agence autonome de l’Inserm placée sous la tutelle du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et du ministère des Solidarités et de la Santé. Elle a pour missions l’animation, l’évaluation, la coordination et le financement de la recherche sur le VIH/sida, les hépatites virales, les infections sexuellement transmissibles, la tuberculose et les maladies infectieuses émergentes et ré-émergentes (notamment les infections respiratoires émergentes, dont la Covid-19, les fièvres hémorragiques virales, les arboviroses). 
Avec une approche One Health, s’intéressant à la santé humaine, animale et à l’impact de l’homme sur l’environnement, l’agence prépare la réponse aux enjeux scientifiques posés par les maladies émergentes et à son déploiement en temps de crise. 
Elle fédère et anime plusieurs réseaux nationaux et internationaux de chercheurs et de médecins employés par les principaux organismes de recherche, universités, centres hospitaliers ou associations. Les associations de patients et les représentants de la société civile sont pleinement intégrés à sa gouvernance et à son fonctionnement.
En Guinée, l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes a développé des collaborations structurantes avec les différents acteurs de la recherche dans le pays afin de permettre le renforcement des infrastructures de recherche et de formation, ainsi qu’un financement d’équipements. L’agence est impliquée sur différentes thématiques de recherche en Guinée : infection par le VIH, le SARS-CoV-2 ou Ebola. Actuellement, elle soutient 12 projets dans le pays et travaille en étroite collaboration avec le CERFIG, partenaire stratégique de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes, notamment pour le projet AFROSCREEN.

En savoir plus sur les actions de l’agence en Guinée

A propos de l’IRD et de ses actions en Guinée

L’IRD est un organisme de recherche public français pluridisciplinaire et un acteur de l’agenda international pour le développement.

L’Institut porte en Guinée des projets emblématiques de recherche en santé publique (ARIACOV, AFROSCREEN et EBOSURSY notamment) sur les maladies infectieuses émergentes (Ebola, Sars-Cov2 ou encore la Trypanosomiase humaine africaine – THA). Il engage également des approches anthropologiques de la santé, en lien étroit avec le CERFIG, partenaire historique de l’Institut. Ses actions œuvrent au renforcement des systèmes de surveillance, de détection précoce et de prévention des émergences en Guinée et contribuent au renforcement du système national de santé.

A propos de l’Inserm

Créé en 1964, l’Inserm est un établissement public à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle du ministère de la Santé et du ministère de la Recherche. Dédié à la recherche biologique, médicale et à la santé humaine, il se positionne sur l’ensemble du parcours allant du laboratoire de recherche au lit du patient. Sur la scène internationale, il est le partenaire des plus grandes institutions engagées dans les défis et progrès scientifiques de ces domaines.

Contacts presse :

Département communication et information scientifique de l’ANRS | Maladies infectieuses émergentes : information@anrs.fr 

IRD : presse@ird.fr

Inserm : presse@inserm.fr

CERFIG : info@cerfig.org  

Le professeur Frédéric Le Marcis, anthropologue, chercheur au CERFIG est co-auteur de cette nouvelle parution de l’ouvrage collectif « L’Afrique en prisons » avec M. Morelle. Trouvez ci-dessous la présentation de l’ouvrage.
Présentation de l’ouvrage
Depuis l’ouvrage de Florence Bernault consacré à l’histoire des prisons africaines, les sciences sociales francophones sont restées singulièrement silencieuses sur les enjeux carcéraux en Afrique. Le présent volume entend combler ce manque à partir de recherches ethnographiques – entretiens, enquêtes de terrain, consultation d’archives – conduites par une équipe pluridisciplinaire dans dix pays du continent, en Afrique francophone et anglophone : Tunisie, Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Nigeria, Éthiopie, Burundi, Cameroun et Afrique du Sud.
Cet ouvrage permet de rompre avec les images archétypales et lacunaires souvent véhiculées sur les prisons du continent, et propose une lecture nuancée de l’expérience carcérale articulée aux représentations de la justice. Il étudie le phénomène carcéral en Afrique dans une perspective historique autant qu’il s’intéresse aux enjeux contemporains de la réforme carcérale. Enfin, il invite à saisir l’empreinte de la prison au-delà de ses murs.
Il intéressera les chercheurs, les étudiants ainsi que la pluralité des acteurs impliqués dans le travail carcéral et dans les débats sur les réformes pénitentiaires et le sens de la prison

Sommaire
Liste des sigles et abréviationsPréface (Bernard Bolze)

Introduction : Écosystèmes punitifs et prisons en Afrique (Marie Morelle et Frédéric Le Marcis)

                Partie 1. Économies des valeurs et sociétés carcérales

Chapitre 1. « Comme pour te comprimer jusqu’à ce que mort s’ensuive ». Souvenirs d’anciens détenus sud-africains en détention préventive (Sasha Gear)

Chapitre 2. La désaffiliation jusqu’à l’épuisement. L’impasse carcérale vue par les jeunes de la rue (Burkina Faso) (Muriel Champy)

Chapitre 3. « Je ne vole pas, je ne mens pas, je coupe ! » Les paradoxes de l’enfermement de femmes pour cause d’excision au Burkina Faso (Frédéric Le Marcis)

                Partie 2. Réformes de la prison

Chapitre 4. Les langages de la réforme pénitentiaire. Comment dire la punition en période de transition politique (Tunisie, 2011-2019) (Yasmine Bouagga)

Chapitre 5. Se saisir du droit dans la prison centrale de Yaoundé (Marie Morelle)

Chapitre 6. Améliorer son quotidien ? Une tentative de réforme de la prison coloniale au travers de lettres de détenus sénégalais (années 1930) (Romain Tiquet)

Chapitre 7. Les usages de la détention provisoire. Étude à la Maison centrale de Conakry (Maud Angliviel)

                Partie 3. Tensions dans le juste

Chapitre 8. En quête de justice dans un monde incertain (Musa Risimati)

Chapitre 9. Une justice qui ne dit pas son nom ? Régler l’affaire à l’amiable dans la commune d’Abobo (Abidjan, Côte d’Ivoire) (Sirius José Epron)

Chapitre 10. La dimension politique du « scénario de la rédemption » vue depuis Johannesburg en Afrique du Sud (Kathy Rawlings, traduction par Cadenza)

                Partie 4 : L’empreinte de la prison

Chapitre 11. La valeur de la prison en Afrique du Sud : le prolongement de l’expérience carcérale au-delà des murs de la prison (Julia Hornberger en collaboration avec Sasha Gear, Kathleen Rawlings et Musa Risimati. Traduction par Cadenza)

Chapitre 12. Enfermer et Développer en Éthiopie. Usages de la prison dans l’action développementale (Sabine Planel)

Chapitre 13. L’expulsion en masse comme outil d’exclusion intérieure : raids de police et emprisonnement des migrants d’Afrique occidentale au Ghana, 1969-1974 (Nana Osei Quarshie, traduction par Cadenza)

Chapitre 14. Un siècle de prison au Burundi, ou les continuités d’une imposition coloniale (Christine Deslaurier)

Chapitre 15. Éthiques confinées : quand l’éthique du chercheur dévoile celle des lieux d’enquête (Frédéric Le Marcis et Marie Morelle)

Dans ce rapport partagé par le CERFIG aux autorités de santé publique le 20 janvier 2022, il ressort que le nouveau variant Omicron représente environ 86% des variants circulant en Guinée. 

« Au vue de la grande transmissibilité de ce variant, il est important de rappeler les mesures pour réduire le
risque d’infection, y compris des mesures de santé publique et sociales comme le port correct du masques,
l’hygiène des mains, la distanciation physique, une bonne ventilation des espaces intérieurs, éviter les
espaces bondés et la vaccination. » à rappelé le responsable adjoint du CERFIG et chef du laboratoire.

Ci-dessous le rapport partagé. 

Rapport Surveillance SARS_CoV2_20012022_CERFIG

La faculté des sciences et techniques de la santé de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry lance sa troisième cohorte du DIU SANTE GLOBALE avec l’université de Montpellier au compte de l’année académique 2021-2022.

La date limite de candidature est le 31 janvier 2022. Inscription en ligne via le lien suivant : Inscription

Veuillez télécharger la plaquette pour avoir tous les détails sur la formation. 

Plaquette du DIU Santé Globale

Le CERFIG a reçu dans ses locaux le 04 décembre 2021 à l’occasion sa première journée porte ouverte, des partenaires, des représentants des institutions de recherche, des visiteurs et des porteurs de projets.

Sous le thème « Investissement dans la recherche contre les maladies infectieuses dans un contexte de crise », le but étant de créer un cadre d’échange entre les chefs d’entreprises, partenaires et les porteurs de projets des institutions de recherche, mais aussi de présenter les activités de recherche menées au Centre de recherche et de formation en infectiologie de Guinée. Deux projets de recherche furent présentés par des étudiants en Master de Microbiologie et Immunologie de la FSTS/UGANC et un projet par un représentant de l’institut national de santé publique. Nous remercions tous les partenaires et les institutions de recherche notamment le CEA-PCMT, L’INSP et l’institut Pasteur de Guinée pour le déplacement.

 

Le samedi 27 novembre 2021 à l’hôtel Riviera Royal de Conakry, s’est tenue les 1ères journées de santé publique organisées par l’Institut national de santé publique INSP-Guinée en partenariat avec la chaire de santé publique de la Faculté des sciences et techniques de santé de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry avec l’appui de l’OIM-Guinée. Plusieurs travaux de recherche ont été présentés sous le thème central « Les pays à ressources limitées face aux épidémies ». Ces journées ont connues la participation active des chercheurs et jeunes chercheurs du CERFIG, les différents travaux de recherche menés dans le centre et les travaux d’initiation à la recherche ont également été présentés. Sept communications scientifiques furent présentées dans plusieurs sessions notamment, les infections virales et bactériennes à potentiel épidémique, les infections parasitaires et maladies vectorielles, les émergences et stratégies de lutte mais aussi les communications libres.

Vous trouverez plus de détails sur l’organisation de ces journées dans cet article publié par guineetime.info

Santé publique en Guinée : Premières journée scientifique de partage de résultats de recherche

Lors du Nouveau Sommet Afrique-France qui s’est tenu en France, le CERFIG s’est valablement représenté par le Professeur Abdoulaye Touré directeur général du centre et son adjoint le Dr Alpha Kabinet Keita. Nos deux éminents chercheurs ont porté la voie de la recherche et de l’enseignement supérieur au bénéfice de la Guinée à ce nouveau sommet.

Voici quelques images de leur présence

En Guinée, tous les individus testés positifs au virus SARS-CoV-2 (asymptomatiques et symptomatiques) ont été initialement isolés dans des Centres de Traitement Épidémique (CT-Epi). La prise en charge n’est cependant pas uniforme sur l’ensemble du territoire. Ainsi, des inégalités en termes de moyens, de compétences ou de qualité hôtelière de l’hospitalisation sont relevées entre des structures de différents niveaux de la pyramide sanitaire, mais également et de façon plus problématique, entre des structures de même niveau, au sein d’une même ville ou entre celles de la capitale et celles de l’intérieur. Cette hétérogénéité de prise en charge se retrouve aussi entre patients au sein d’un même centre. La nature et la répartition de ces inégalités de prise en charge ont eu pour conséquences le développement de réactions violentes de patients et parfois des évasions des structures de santé.
Nous discutons ici de ces inégalités, de leur réception par les patients (symptomatiques et asymptomatiques) et proposons de faire de la prise en charge à domicile des asymptomatiques, introduite en mars 2021 face à l’afflux important de patients, une occasion de restaurer la confiance entre les populations et l’État.  

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